L’ART AU FIL DE L’EAU
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NOON : la passerelle du Coulazou
La Ville de Fabrègues s’est tournée vers l’artiste Noon afin d’embellir la passerelle de la plaine du Coulazou, passage particulièrement emprunté au quotidien. En transformant un ensemble architectural en véritable œuvre d’art, la ville a souhaité en faire un point d’attraction touristique et culturel. Noon est intervenue mars 2024 pour cette réalisation d’envergure.
QUELQUES MOTS SUR L’ARTISTE
Ancienne élève des Beaux Arts de Montpellier, NOON vit et travaille entre l’Occitanie et l’île d’Oléron. Elle explore depuis quelques années le graphisme, l’illustration et revient à sa source avec une peinture graphique et très colorée. Les formes géométriques de ses peintures nous plongent dans un univers onirique et poétique, inspiré par la nature et l’art nouveau. Elle se plaît à faire des allers – retours entre la rue et « l’atelier ». L’espace urbain devient un nouveau lieu d’expression, il est fondamental pour elle. Un terrain de jeu graphique immense à explorer ! NOON aborde une nouvelle façon de traiter son graphisme, en décomposant son travail par l’asymétrie et en reprenant du papier découpé et coloré. Ses univers sont une complémentarité, une continuité et une mise en relief des fresques qu’elle réalise sur les murs et bâtiments.
Site de l’artiste : https://lineup-urbanart.com/portfolio/noon/
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https://www.midilibre.fr/2021/05/30/la-street-artiste-noon-a-fait-le-mur-avec-talent-9574595.php
JULIEN BARRIOL : la passerelle du Lavoir
Un an après la réalisation de NOON, c’est l’artiste Julien BARRIOL qui a posé son empreinte artistique sur la passerelle du Lavoir. Cette réalisation a permis aux enfants scolarisés sur la commune de participer au projet, avec le recouvrement des parois intérieures de la passerelle. La démarche de l’artiste a permi aux enfant l’appropriation de signes et symboles anciens, mais aussi de créer leur propre calligraphie. Près de 150 enfants et adolescents ont participé à la création de cette oeuvre, sous la conduite de Julien BARRIOL.
QUELQUES MOTS SUR L’ARTISTE
Julien Barriol tisse un langage sans mot, un murmure graphique où la lettre et les symboles sont affranchis de leur sens premier. Ses créations ne cherchent pas à raconter, mais à évoquer, à suggérer un ailleurs où les signes se métamorphosent en paysage onirique. Des fragments d’un alphabet perdu, des bribes d’écritures oubliées, qui semblent surgir d’un passé immémorial ou d’un futur encore inenvisagé.
Il joue avec ce que le langage contient de fragile et d’éphémère, révélant sa beauté lorsqu’il se défait de toute fonction. Dans un monde où les mots se bousculent, crient, s’imposent et se vident de leur substance, ses œuvres sont un refuge. Elles offrent le silence des choses profondes, le mystère d’un message qui ne cherche pas à être compris. Ici, le spectateur n’est plus lecteur mais interprète, un archéologue moderne explorant une forme d’écriture qui n’est plus qu’une énigme, un reflet, une empreinte, un écho d’histoires jamais écrites.
Chaque support ; parchemin usé, mur décrépit, céramique fissurée, devient une fenêtre sur un territoire où le bavardage s’éteint. Julien Barriol oppose aux logorrhées contemporaines la force de l’indicible. Ouvrant la voie à une harmonie visuelle, il nous rappelle que le langage, dépouillé de sa quête de sens, peut devenir une matière première, une poésie visuelle qui touche à l’intuition, à l’instinct, à ce qu’il y a de plus universel en nous.
Ses œuvres ne délivrent pas de message, elles ouvrent des espaces. Elles sont des traces, des vestiges d’une mémoire collective ou personnelle, qui attendent de trouver leur propre vie dans le regard de celui qui les contemple. Elles rayonnent d’un mystère qui ne demande pas à être déchiffré, mais simplement accueilli.
Site de l’artiste : https://julienbarriol.fr/
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https://www.midilibre.fr/2025/04/15/la-passerelle-du-lavoir-a-change-de-look-12637472.php
YANN BIRGY : les Gardiens de la nature
Fruit d’un partenariat entre la Métropole, l’Education Nationale, la CAF, la Commune, l’opérateur culturel LineUp, et l’artiste Yann BIRGY, cette exposition interroge la notion de résilience : « Résilience en art », « Résilience de la nature », ou encore résilience de la jeunesse face à la pollution, au changement climatique, à la disparition du vivant et à l’état de la planète laissée par leurs ainés ».
Elle s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Education Artistique et Culturelle (EAC) et vient enrichir le parcours artistique, culturel et environnemental « L’art au fil de l’eau » de Fabrègues.
Sous la conduite de l’artiste Yann BIRGY, une centaine d’enfants de classes de CM1/CM2 des écoles élémentaires la Gardiole et les Cigales, ainsi que ceux de l’ALSH 2.5/11 ans et du Secteur Jeunes de Fabrègues, ont ainsi participé, d’octobre à décembre 2025, à la création de nombreuses réalisations individuelles et collectives, à partir de matériaux de récupération.
L’installation présente une sculpture principale, signée de l’artiste Yann BIRGY.
QUELQUES MOTS SUR L’ARTISTE
Artiste autodidacte, Yann Birgy façonne un univers en mouvement, entre peinture, sculpture et installation. Inspiré par la nature, l’amour, l’enfance et les relations humaines, son travail, toujours spontané et varié, témoigne d’une recherche continue de liberté , d’enthousiasme et d’expression.
« Mon travail artistique, pluridisciplinaire, explore des formes variées selon l’idée, l’image ou le message que je souhaite transmettre. Inspiré par la nature et sensible aux enjeux de recyclage et d’upcycling, j’aime créer à partir de ce qui est disponible, dans un esprit d’adaptation et de renouveau. Mes œuvres se développent souvent en séries, guidées par des thèmes universels tels que l’amour, l’enfance, les relations humaines ou encore la nature. Cette liberté créative nourrit mon élan et donne souffle à ma démarche.
La Sculpture :
Pour la réalisation de cette sculpture sur le thème de « la résilience dans la nature », je me suis fixé pour objectif de construire un robot humanoïde entièrement constitué d’éléments de récupération : bidons de lessive, contenants ménagers variés, sprays vides, tuyaux d’aspirateurs, pièces plastiques usées… Toutes ces matières issues de notre quotidien, souvent vouées à devenir des déchets, trouvent ici une nouvelle fonction. Le choix de travailler à partir de ces matériaux n’est pas anodin : il renvoie à notre rapport à la surconsommation, au cycle de vie des objets et à la capacité du vivant à s’adapter et à renaître là où on ne l’attend plus.
L’idée centrale est de jouer sur le contraste entre nature et technologie, comme une scène futuriste figée dans le temps. Le robot, construit à partir de matières froides et industrielles, est représenté en plein mouvement, mais immobilisé, comme arrêté net par une panne ou une défaillance. Sa présence évoque une ère où le progrès technologique aurait pris le dessus, avant de s’éroder face à quelque chose de plus ancien, de plus patient.
Autour de lui – et sur lui – les plantes grimpantes s’installent, progressent, s’enroulent autour de ses membres synthétiques. Cette végétation, douce mais tenace, vient symboliser la force tranquille du vivant, son évolution silencieuse, son obstination à reprendre son espace. Là où la mécanique échoue, la nature continue, alimentée par une énergie lente, continue, presque invisible mais inépuisable.
La sculpture cherche ainsi à raconter une histoire : celle d’un monde où, malgré les ruptures, les excès et les dérives technologiques, la nature réaffirme sa présence, démontre sa capacité à reconstruire, à s’adapter, à résister. Le robot devient alors le témoin d’un équilibre retrouvé, ou en voie de se réinventer, entre ce que l’humain fabrique et ce que la nature régénère. »
Site de l’artiste :https://artyannbirgy.jimdofree.com/
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